Burundi : Le Style NEVA En Cinq Années d’Action

Le 18 juin 2025 marque un jalon important pour la République du Burundi : le Général Major Évariste Ndayishimiye (NEVA), Président de la République, célèbre cinq années à la tête de l’État. Élément clé de la stabilité nationale, son mandat, renouvelable une seule fois, s’achèvera en 2027. Sous son leadership, la politique gouvernementale s’est articulée principalement autour de deux piliers essentiels : l’agriculture et l’élevage, manifestant ainsi une volonté claire d’assurer la sécurité alimentaire et la prospérité économique du pays. Le slogan « Que chaque bouche ait à manger et chaque poche de l’argent » résume efficacement cette ambition centrale.

Les acquis remarquables de la présidence Ndayishimiye

Dès son arrivée à la tête du pays le 18 juin 2020, le Président Ndayishimiye a engagé des réformes structurelles qui ont contribué à raffermir l’unité nationale. La cohésion sociale, longtemps fragilisée par des années d’instabilité avant l'ascension au pouvoir par le parti Cndd-Fdd en 2005, a été consolidée davantage grâce aux messages inclusif et à des politiques sociales équilibrées, centrées sur le développement global du peuple burundais. Parallèlement, leclimat des affaires s’est largement assaini, attirant des investisseurs étrangers désormais assurés d’un environnement sécurisé et prévisible.

L'amélioration du respect des droits de la personne humaine a été substantielle. La restructuration complète de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a permis de redresser cette institution, en évinçant l’équipe précédente qui avait failli à ses responsabilités. Ce geste fort témoigne de la volonté gouvernementale d’affirmer la place centrale des droits humains dans la politique nationale.

La lutte contre la corruption, érigée en priorité stratégique par le Président Évariste Ndayishimiye, a franchi un cap déterminant. Grâce à une volonté politique affirmée, les dérives corruptives au sein de l’administration publique ont connu un recul significatif. Une attention particulière a été portée à l’Office Burundais des Recettes (OBR), dans le cadre de la traque rigoureuse de l’évasion fiscale. Par ailleurs, la mise en circulation d’une nouvelle monnaie nationale en 2022 a permis de déstabiliser les réseaux clandestins de thésaurisation domestique et de blanchiment des capitaux, renforçant ainsi l’assainissement du système financier.

Le Président NEVA n’hésite pas à sanctionner sévèrement les hauts gradés et cadres publics coupables d’abus de pouvoir à des fins personnelles ou ceux accusés d’incompétence, allant jusqu’à révoquer le Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni, démontrant ainsi une gouvernance ferme, axée sur le mérite, la promotion de la bonne image du pays, l’efficacité et le vrai patriotisme.

L’économie nationale continue également à bénéficier d’un souffle réformateur. Sous la gouvernance du Président Évariste Ndayishimiye, le Burundi amorce un tournant financier majeur fondé sur l’inclusion et la solidarité, en instaurant des structures telles que la Banque d'Investissement et de Développement pour les Femmes (BIDF) pour l’autonomisation économique des femmes, la Banque Communautaire et Agricole du Burundi (BCAB-BANK) pour soutenir les producteurs et filières agro-pastorales, ainsi que plusieurs sociétés d’assurances agréées qui ont dynamisé la concurrence, élargi la couverture des risques et favorisé un climat de confiance, traduisant ainsi une volonté politique de bâtir un écosystème financier résilient, équitable et ancré dans les réalités socio-économiques du pays. Le soutien aux initiatives jeunesse, à travers le PAEEJ, a permis une expansion remarquable des opportunités entrepreneuriales. Dans un esprit de redevabilité, les actions de développement communautaire se sont intensifiées à l’échelle nationale, constituant une richesse inestimable qu’aucune compensation financière ne saurait traduire fidèlement.

La campagne électorale et les élections de 2025 pour les députés et les conseils communaux ont marqué une étape décisive dans l’histoire démocratique du Burundi. Selon les constats convergents des observateurs nationaux, internationaux et de la société civile, le processus s’est déroulé dans un climat de paix remarquable, exempt d’intimidation ou de violence. L'inclusivité a été au cœur de ce scrutin : toutes les composantes sociopolitiques, y compris les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec un handicap, ont participé activement tant comme électeurs que comme candidats. La transparence du processus a été saluée, notamment grâce à la présence visible d’observateurs indépendants dans les bureaux de vote, au dépouillement public des bulletins et à la communication des résultats. Ce scrutin apaisé et exemplaire témoigne d’un tournant positif vers la consolidation démocratique et renforce la légitimité des institutions issues des urnes. Le Burundi a, cette fois encore, démontré sa capacité à organiser des élections souveraines dans le respect des principes démocratiques.

Sous la gouvernance du Président Ndayishimiye, la paix et la sécurité intérieure ont été consolidées et demeure l’assise fondamentale sur laquelle repose l’équilibre et la continuité de la vie nationale. Le Burundi retrouve un environnement serein, et ses forces armées participent activement aux opérations de maintien de la paix en République Démocratique du Congo, en Somalie et en République Centrafricaine, illustrant un engagement international responsable et prestigieux.

Sur le plan du développement, l’agriculture comme l’élevage sont au cœur des politiques publiques, avec une sensibilisation généralisée qui a permis une production jugée satisfaisante à travers le pays. Grâce à la simplicité remarquable du Président Évariste Ndayishimiye, constamment illustrée par ses interactions directes et empreintes d’humilité avec la population, les innombrables travaux de développement communautaire réalisés à travers l’ensemble du territoire national par les citoyens de toutes catégories sociales équivaudraient, s’ils étaient chiffrés, à plusieurs milliards de francs burundais. Des collines aux plaines, des mains anonymes continuent d'ériger des écoles, dispensaires, des routes et des espoirs, sous l'égide d'un chef de l'Etat dont la capacité à s’intégrer aux réalités quotidiennes des citoyens suscite en continu, une dynamique populaire d’auto-développement. 

Les défis persistants à relever

Malgré ces progrès indéniables, la présidence Ndayishimiye doit encore relever plusieurs défis importants. L’approvisionnement en carburant demeure instable depuis la mi-2023, ce qui affecte tant le secteur économique que la vie quotidienne des citoyens.

La dégradation de la qualité du système éducatif représente une préoccupation majeure. Un nombre significatif de diplômés sortent des institutions sans les compétences requises, victime d’un système inadéquat qui compromet l’avenir du pays. Cette crise éducative appelle une réforme structurelle urgente pour aligner la formation aux besoins du marché et des attentes nationales.

Le système judiciaire, malgré les efforts constants du chef de l’État et des parlementaires, peine à offrir une justice équitable et transparente. Les plaintes relatives à la corruption, aux jugements biaisés et aux irrégularités persistent, ternissant l’image de la justice burundaise et sapant la confiance de la population.

Une direction encourageante mais rigoureuse

Le bilan de 5 ans du Général Major Évariste Ndayishimiye est globalement positif. Il matérialise une gouvernance axée sur la réforme, la paix sociale et le développement économique durable, avec une politique claire centrée sur l’agriculture et l’élevage. Les avancées institutionnelles, la bonne tenue des élections et la baisse conséquente de la corruption traduisent une dynamique favorable pour le Burundi.

Néanmoins, l’achèvement de ce chemin prometteur requiert une vigilance accrue. Le Président doit impérativement continuer à traquer la corruption notamment dans le secteur judiciaire gangrené par des pratiques irrégulières, garantir un approvisionnement stable en carburant et engager une réforme profonde du système éducatif.

Comme il l’a lui-même souligné lors de la célébration de son cinquième anniversaire au pouvoir, « le Burundi a besoin de leaders compétents, patriotes et dynamiques capables d’impulser un changement réel ». Ce mandat est donc celui d’une consolidation, afin que le pays poursuive sa marche vers une prospérité partagée et une gouvernance exemplaire afin de faire du Burundi "un pays émergent d'ici 20240 et développé en 2060".

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